La bonne dimension de chevron toiture ne se choisit pas au seul coup dâĆil : elle dĂ©pend surtout de la portĂ©e entre les appuis, de lâentraxe, du poids de la couverture, des charges climatiques et de la rĂ©sistance du bois. Une section adaptĂ©e limite la flexion et contribue Ă la soliditĂ© de la charpente, tandis quâun chevron trop faible peut se dĂ©former avec le temps. Les repĂšres habituels, comme des sections de 50 Ă 75 mm Ă 75 Ă 100 mm pour certaines configurations de maison, donnent une premiĂšre idĂ©e, mais ne remplacent pas une vĂ©rification adaptĂ©e au chantier.
Pour avancer sans se perdre dans les tableaux, il faut dâabord relever quelques mesures et identifier les matĂ©riaux prĂ©vus. Une toiture en tuiles ne sollicite pas les piĂšces de la mĂȘme façon quâune couverture lĂ©gĂšre en bac acier. Il faut aussi distinguer les chevrons de toiture des solives de plancher : ces derniĂšres subissent des charges variables et exigent gĂ©nĂ©ralement davantage de rigiditĂ©. Ce guide vous aide Ă comprendre les critĂšres essentiels, Ă comparer des repĂšres de dimensionnement et Ă savoir quand demander un calcul professionnel.
| Pas le temps de tout lire ? Voici ce qu’il faut retenir. |
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| â La portĂ©e des chevrons, mesurĂ©e entre leurs appuis, influence directement la section nĂ©cessaire. |
| â Un entraxe plus serrĂ© rĂ©partit mieux les charges, mais ne dispense pas de vĂ©rifier la structure complĂšte. |
| â Le poids de la couverture, la neige, le vent et la qualitĂ© du bois entrent dans le calcul des chevrons. |
| â Les sections courantes sont des repĂšres, pas une garantie valable pour toutes les toitures. |
| â Un plancher habitable et des combles amĂ©nagĂ©s nĂ©cessitent une Ă©tude spĂ©cifique avant travaux. |
Dimension de chevron toiture : les critÚres qui déterminent la bonne section
Pour choisir un chevron, commencez par relever la distance libre entre ses appuis. Cette mesure, appelĂ©e portĂ©e des chevrons, compte davantage que la longueur totale de la toiture : une piĂšce peut ĂȘtre longue, mais portĂ©e par une panne intermĂ©diaire qui rĂ©duit la distance rĂ©ellement franchie sans soutien. Plus cette portĂ©e augmente, plus le bois travaille en flexion. Une section trop faible peut alors flĂ©chir, mĂȘme si le bois paraĂźt robuste au moment de lâachat.
Lâentraxe des chevrons correspond Ă la distance entre deux piĂšces voisines, gĂ©nĂ©ralement mesurĂ©e dâaxe en axe. Quand il est large, chaque Ă©lĂ©ment reprend une bande de couverture plus importante et une part plus Ă©levĂ©e de la charge. Le resserrer peut aider Ă mieux rĂ©partir les efforts, mais il faut Ă©galement tenir compte des liteaux, des panneaux et des consignes du fabricant de couverture. Modifier lâespacement sans vĂ©rifier lâensemble peut dĂ©placer le problĂšme plutĂŽt que le rĂ©soudre.
Charge de toiture, bois et conditions climatiques
La charge de toiture regroupe le poids permanent des matĂ©riaux, comme la charpente, lâisolant et la couverture, ainsi que des sollicitations variables comme la neige, le vent et lâentretien. Une couverture en tuiles terre cuite est gĂ©nĂ©ralement plus lourde quâun bac acier lĂ©ger. Les valeurs exactes varient selon les produits : il est donc prĂ©fĂ©rable de consulter les fiches techniques plutĂŽt que de retenir un chiffre gĂ©nĂ©rique trouvĂ© en ligne.
La commune, lâaltitude, lâexposition au vent et la forme du toit comptent aussi. Une maison en zone de montagne ne peut pas ĂȘtre dimensionnĂ©e comme un abri en plaine, mĂȘme si les deux bĂątiments ont la mĂȘme portĂ©e. La pente modifie Ă©galement la maniĂšre dont les charges sâexercent et dont la neige peut sâaccumuler. Ces donnĂ©es doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es aux rĂšgles de calcul de structure bois, notamment aux principes de lâEurocode 5, avec les hypothĂšses de charges applicables au projet.
Enfin, vĂ©rifiez le classement mĂ©canique du bois. Une piĂšce marquĂ©e C24 dispose de caractĂ©ristiques dĂ©finies pour un usage structurel, contrairement Ă du bois non classĂ© dont la rĂ©sistance peut ĂȘtre moins prĂ©visible. Les nĆuds importants, les fentes, une forte humiditĂ© ou un fil irrĂ©gulier mĂ©ritent aussi votre attention. Pour un chantier rĂ©el, le bon rĂ©flexe consiste Ă rĂ©unir portĂ©e, entraxe, couverture, localisation et classe du bois avant de consulter un abaque ou un professionnel.
Comment lire les tableaux de dimensionnement
Un tableau croise souvent portĂ©e et entraxe pour proposer une section de chevron. Mais cette lecture nâa de sens que si vous connaissez les hypothĂšses retenues : essence ou classe de bois, charges, pente, critĂšres de dĂ©formation et conditions dâappui. Une case indiquant une section minimale nâest donc pas une recommandation universelle. Si votre configuration se situe entre deux cas, ou si une donnĂ©e manque, ne choisissez pas arbitrairement la valeur la plus basse.
Sur le terrain, une rĂ©novation peut rĂ©vĂ©ler des appuis abĂźmĂ©s ou un mur qui ne reprend pas correctement les efforts. La section ne suffit alors pas Ă garantir la sĂ©curitĂ© : les pannes, les assemblages, les murs porteurs et les ancrages doivent eux aussi ĂȘtre contrĂŽlĂ©s. Le calcul des chevrons est une partie dâune vĂ©rification globale, pas un exercice isolĂ©. Cette distinction Ă©vite de traiter uniquement le bois visible alors que la faiblesse se trouve ailleurs.
Taille des chevrons de toiture : repÚres courants et exemples de portée
Dans une charpente de toiture de maison individuelle, on rencontre frĂ©quemment des sections allant dâenviron 50 Ă 75 mm Ă 75 Ă 100 mm, mais la taille des chevrons dĂ©pend toujours de la configuration rĂ©elle. Pour une courte portĂ©e, un entraxe rapprochĂ© et une couverture modĂ©rĂ©e, une section plus petite peut parfois convenir. Quand la distance entre appuis augmente ou que les charges sont Ă©levĂ©es, il faut souvent une piĂšce plus haute, un entraxe rĂ©duit ou un appui supplĂ©mentaire.
Ă titre de repĂšre, une portĂ©e proche de 2,5 m avec un entraxe dâenviron 50 cm peut conduire Ă Ă©tudier une section de 63 Ă 75 mm. Vers 3 m de portĂ©e et 60 cm dâentraxe, une section de 75 Ă 100 mm est parfois envisagĂ©e pour une toiture courante. Pour 3,5 m, la solution peut Ă©voluer vers 75 Ă 100 mm ou 75 Ă 125 mm selon la couverture et les charges. Ces exemples servent Ă comprendre les ordres de grandeur ; ils ne constituent pas des prescriptions de chantier.
| Configuration indicative | RepÚre de section à étudier | Point de vigilance |
|---|---|---|
| â PortĂ©e dâenviron 2,5 m, entraxe 50 cm | 63 Ă 75 mm | VĂ©rifier couverture, classe du bois et charges locales. |
| â PortĂ©e dâenviron 3 m, entraxe 60 cm | 75 Ă 100 mm | Confirmer la flĂšche et les caractĂ©ristiques de la charpente. |
| â PortĂ©e dâenviron 3,5 m, entraxe 60 cm | 75 Ă 100 mm Ă 75 Ă 125 mm | La neige, le poids des tuiles et les appuis peuvent changer le choix. |
| â PortĂ©e proche de 4 m | Ătude de section nĂ©cessaire | Ne pas retenir un repĂšre sans calcul structurel. |
Longueur de chevron et appuis Ă mesurer
La longueur de chevron se mesure le long de la pente, entre les points dâappui prĂ©vus, et non uniquement sur le plan horizontal. Elle dĂ©pend de la largeur du bĂątiment, de la pente, du dĂ©bord de toit et de la position des pannes. Une erreur de mesure peut crĂ©er un dĂ©bord trop court, un appui insuffisant ou des coupes qui compliquent la pose. Avant la commande, rĂ©alisez un relevĂ© sur place et vĂ©rifiez les dimensions avec le plan de charpente.
Imaginez une rĂ©novation oĂč des chevrons reposent sur une panne faĂźtiĂšre et une panne intermĂ©diaire : la longueur totale suit la pente, mais la portĂ©e de chaque tronçon correspond Ă la distance entre ses appuis. Câest cette portĂ©e locale qui sert au dimensionnement. Si une panne est retirĂ©e pour libĂ©rer les combles, les portĂ©es changent et les anciennes sections ne sont plus automatiquement adaptĂ©es. Une modification dâappui doit donc entraĂźner une nouvelle vĂ©rification.
La hauteur de la piĂšce est souvent dĂ©terminante pour sa rĂ©sistance Ă la flexion. Augmenter cette dimension peut ĂȘtre plus efficace que dâĂ©largir lĂ©gĂšrement le chevron, mais cela dĂ©pend du calcul et des contraintes de fixation. Dans les zones oĂč lâespace est limitĂ©, un charpentier peut Ă©tudier une autre organisation : entraxe plus faible, renforts ou appui intermĂ©diaire. Le meilleur choix est celui qui rĂ©pond aux charges tout en restant compatible avec les assemblages et lâisolation.
Quand un abaque ne suffit plus
Une toiture Ă plusieurs pans, une grande portĂ©e, un changement de couverture ou une zone exposĂ©e demande une vĂ©rification sĂ©rieuse. Les abaques standardisĂ©s reposent sur un ensemble de conditions dĂ©terminĂ©es. DĂšs que votre projet sâen Ă©loigne, il faut Ă©viter de « compenser au jugĂ© » en choisissant une section plus grosse sans examiner les appuis et les assemblages. Une Ă©tude adaptĂ©e permet de vĂ©rifier rĂ©sistance et dĂ©formation, et parfois de trouver une solution plus Ă©conomique quâun surdimensionnement systĂ©matique.
Lorsquâune couverture mĂ©tallique est prĂ©vue, les recommandations de pose et de support du fabricant doivent Ă©galement ĂȘtre suivies. Vous pouvez consulter ce guide consacrĂ© Ă la pose dâun bac acier sur chevrons pour mieux comprendre les points de mise en Ćuvre Ă vĂ©rifier. La section est importante, mais la couverture doit aussi ĂȘtre fixĂ©e sur une structure conçue pour la recevoir.
Entraxe des chevrons et type de couverture : adapter la charpente
Lâentraxe des chevrons doit ĂȘtre compatible avec les charges, mais aussi avec le support de couverture et lâisolation. Des espacements de 40 Ă 60 cm sont courants dans certains ouvrages, sans que cette plage puisse ĂȘtre appliquĂ©e Ă tous les toits. Les prescriptions du fabricant des panneaux, de lâĂ©cran ou de la couverture peuvent imposer une trame diffĂ©rente. Un entraxe bien choisi facilite la pose et assure un appui rĂ©gulier, tandis quâun espacement inadaptĂ© peut entraĂźner des Ă©lĂ©ments mal soutenus.
Le poids du revĂȘtement est un critĂšre concret. Les tuiles en terre cuite pĂšsent gĂ©nĂ©ralement bien davantage quâune couverture en bac acier, mais le modĂšle prĂ©cis, les accessoires et la sous-couche comptent aussi. Une couverture lĂ©gĂšre ne rend pas automatiquement la charpente sĂ»re : le vent peut exercer des efforts importants sur le toit, notamment aux rives et aux angles. Le calcul doit donc considĂ©rer les charges permanentes et les sollicitations climatiques, pas seulement le poids affichĂ© au mĂštre carrĂ©.
Adapter lâespacement Ă la couverture et aux panneaux
Si vous remplacez un revĂȘtement lĂ©ger par des tuiles plus lourdes, ne gardez pas automatiquement la mĂȘme disposition. Il peut ĂȘtre nĂ©cessaire de revoir la section, lâespacement ou les appuis. Ă lâinverse, une structure destinĂ©e Ă recevoir un bac acier doit respecter les entraxes prĂ©conisĂ©s pour les supports et les fixations. Le guide sur lâespacement des chevrons pour bac acier peut vous aider Ă repĂ©rer les vĂ©rifications spĂ©cifiques Ă ce type de couverture.
Sur un chantier, le choix dâun entraxe serrĂ© peut simplifier la pose de certains panneaux isolants. Il ne faut cependant pas oublier la ventilation, la continuitĂ© de lâisolation et le traitement des ponts thermiques. Une trame conçue uniquement pour faciliter la dĂ©coupe peut compliquer la fixation de la couverture ou alourdir la structure. Le plan doit coordonner charpente, isolation, Ă©cran et revĂȘtement avant le dĂ©but des travaux.
La pente modifie Ă©galement le comportement de lâensemble. Sur un toit peu pentu, lâĂ©vacuation de lâeau et lâĂ©tanchĂ©itĂ© demandent une attention particuliĂšre ; la neige peut aussi rester plus longtemps selon les conditions locales. Une toiture plus pentue ne supprime pas pour autant les efforts du vent ni les obligations de fixation. Pour comprendre la jonction avec un mur, les conseils sur lâĂ©tanchĂ©itĂ© entre le mur et la toiture complĂštent utilement le travail de dimensionnement.
Une vérification pratique avant la commande
Avant de commander le bois, notez les dimensions et les contraintes dans une fiche simple. Indiquez la pente, la longueur le long du rampant, la portĂ©e entre appuis, lâentraxe, le revĂȘtement prĂ©vu et la localisation du bĂątiment. Ajoutez la classe mĂ©canique souhaitĂ©e et les dĂ©tails des assemblages. Cette prĂ©paration Ă©vite les Ă©changes imprĂ©cis au comptoir et permet Ă un professionnel de vĂ©rifier les hypothĂšses plus rapidement.
- â Mesurez la portĂ©e entre les appuis rĂ©ellement prĂ©sents.
- â Relevez lâentraxe axe Ă axe et vĂ©rifiez quâil correspond au support de couverture.
- â Consultez le poids et les consignes de pose du revĂȘtement choisi.
- â RepĂ©rez lâaltitude, lâexposition au vent et les conditions climatiques locales.
- â ContrĂŽlez lâĂ©tat du bois existant avant de dĂ©cider de le conserver.
Un exemple simple montre lâintĂ©rĂȘt de cette mĂ©thode : un propriĂ©taire remplace un petit Ă©lĂ©ment de couverture par un modĂšle plus lourd et ajoute de lâisolant. Pris sĂ©parĂ©ment, chaque changement paraĂźt limitĂ© ; rĂ©unis, ils augmentent pourtant la charge reprise par les piĂšces. Comparer les matĂ©riaux et vĂ©rifier la structure avant les travaux protĂšge mieux le budget quâune correction aprĂšs dĂ©formation.
Chevron de toiture ou solive : ne pas confondre les usages
Un chevron de toiture porte principalement la couverture et transmet les efforts aux pannes ou aux murs selon la conception. Une solive de plancher supporte les personnes, le mobilier et parfois des cloisons. Les sollicitations ne sont donc pas identiques. Une piĂšce qui semble assez robuste sur un toit peut ĂȘtre trop souple pour un plancher, oĂč les vibrations et les dĂ©formations se ressentent immĂ©diatement sous les pas.
Pour un plancher habitable, la hauteur des Ă©lĂ©ments joue un rĂŽle majeur dans la rigiditĂ©. Des sections comme 63 Ă 175 mm ou 75 Ă 200 mm peuvent apparaĂźtre dans certains projets de portĂ©e moyenne, mais elles ne sont pas universelles. La portĂ©e, lâentraxe, les charges dâusage, les matĂ©riaux de plancher et les critĂšres de confort doivent ĂȘtre calculĂ©s ensemble. Un plancher de stockage occasionnel ne rĂ©pond pas aux mĂȘmes besoins quâune chambre utilisĂ©e chaque jour.
Mezzanine et plancher de combles
Une mezzanine lĂ©gĂšre peut sembler simple Ă construire, mais il faut savoir ce quâelle accueillera. Des cartons rangĂ©s ponctuellement ne crĂ©ent pas les mĂȘmes contraintes quâun lit, une armoire et des passages quotidiens. Les charges concentrĂ©es, les vibrations et la fixation des solives aux murs doivent ĂȘtre Ă©tudiĂ©es. Une structure rigide ne dĂ©pend pas seulement de la section des piĂšces : les entretoises, les appuis et les assemblages participent aussi au rĂ©sultat.
Pour un plancher, les critĂšres de flĂšche sont gĂ©nĂ©ralement plus exigeants que pour une toiture. Les repĂšres de lâordre de 1/300 ou 1/400 de la portĂ©e sont parfois utilisĂ©s dans les vĂ©rifications de planchers, contre des critĂšres moins sĂ©vĂšres pour certains Ă©lĂ©ments de toiture. Les valeurs admissibles dĂ©pendent toutefois du calcul applicable et de lâouvrage. Le point pratique est simple : une piĂšce peut rĂ©sister sans rupture tout en flĂ©chissant trop pour offrir un confort satisfaisant.
Combles aménagés : faire vérifier la structure existante
Des chevrons conçus pour porter une couverture ne sont pas automatiquement aptes Ă recevoir un plancher, des cloisons et du mobilier. Avant de transformer des combles perdus, faites relever les sections, les portĂ©es, les entraxes, lâĂ©tat du bois et la disposition des fermes ou des pannes. Il faut Ă©galement vĂ©rifier les murs qui transmettront les nouvelles charges jusquâaux fondations. LâamĂ©nagement ne se limite donc pas Ă poser un plancher sur les piĂšces dĂ©jĂ en place.
Un diagnostic peut conduire Ă plusieurs solutions : doubler certains Ă©lĂ©ments, ajouter un appui pour rĂ©duire une portĂ©e, crĂ©er un solivage indĂ©pendant ou reprendre une partie de la charpente. Le choix dĂ©pend de la configuration et des contraintes dâaccĂšs. En pratique, mieux vaut connaĂźtre la solution avant de poser les plaques de plĂątre ou lâisolation, car les renforts sont plus simples Ă mettre en Ćuvre lorsque la structure reste visible.
La sĂ©curitĂ© passe aussi par les raccords au bĂątiment. Une charpente correctement dimensionnĂ©e ne compense pas une infiltration au pied dâun mur ou un solin mal rĂ©alisĂ©. Dans une rĂ©novation, la gestion de lâeau et la structure sont liĂ©es : lâhumiditĂ© peut dĂ©grader le bois et les appuis au fil du temps. Un guide sur le solin entre mur crĂ©pi et toiture permet de complĂ©ter les vĂ©rifications dâĂ©tanchĂ©itĂ© autour du toit.
Choisir un chevron, le poser et faire valider le dimensionnement
Une bonne section ne suffit pas si le bois est de mauvaise qualitĂ© ou si les appuis sont mal exĂ©cutĂ©s. Pour une charpente, choisissez du bois classĂ© pour un usage structurel et adaptĂ© Ă lâenvironnement du chantier. Examinez la rectitude, les fentes et les nĆuds importants. Le bois doit aussi ĂȘtre suffisamment sec pour limiter les dĂ©formations lors du sĂ©chage, tout en respectant les conditions de stockage et de mise en Ćuvre recommandĂ©es par le fournisseur.
VĂ©rifiez ensuite comment chaque piĂšce sera fixĂ©e. Les sabots, Ă©querres, pointes, vis et connecteurs doivent ĂȘtre compatibles avec le support et les efforts Ă transmettre. Un chevron mal ancrĂ© peut bouger mĂȘme si sa section est gĂ©nĂ©reuse. Les appuis doivent ĂȘtre stables, correctement alignĂ©s et capables de reprendre les charges ; en rĂ©novation, ne supposez pas quâun ancien mur ou une panne est encore en bon Ă©tat sans inspection.
Les étapes utiles avant et pendant la pose
Une prĂ©paration simple limite les erreurs de coupe et de manutention. Pour une toiture, travaillez avec des mesures contrĂŽlĂ©es, un plan de pose et un accĂšs sĂ©curisĂ©. Les piĂšces de grande section peuvent ĂȘtre lourdes ; prĂ©voir une aide mĂ©canique ou une seconde personne rĂ©duit les risques dâaccident et Ă©vite dâendommager le bois en le manipulant seul.
- â Relevez la pente, les appuis et la portĂ©e rĂ©elle de chaque Ă©lĂ©ment.
- â Faites confirmer la section Ă partir des charges et de la classe du bois.
- â PrĂ©parez les coupes et repĂ©rez les piĂšces avant leur levage.
- â Posez les connecteurs adaptĂ©s et contrĂŽlez lâalignement de la charpente.
- â VĂ©rifiez lâĂ©tanchĂ©itĂ©, la ventilation et la compatibilitĂ© avec la couverture.
Sur le chantier, un contrĂŽle rĂ©gulier de lâalignement Ă©vite de reporter une erreur sur les liteaux ou les panneaux. Une piĂšce lĂ©gĂšrement cintrĂ©e peut parfois ĂȘtre orientĂ©e de maniĂšre Ă limiter lâeffet visuel de sa dĂ©formation, mais cette pratique ne remplace jamais un calcul ni une prescription de pose. Ne cherchez pas Ă redresser de force un Ă©lĂ©ment fissurĂ© ou Ă compenser un dĂ©faut dâappui avec une fixation improvisĂ©e.
Quand demander un calcul professionnel
Faites valider le dimensionnement lorsque la portĂ©e dĂ©passe les configurations courantes, que le toit comporte plusieurs changements de pente ou que la maison se situe dans une zone de fortes charges climatiques. Une transformation de combles, un changement de couverture, la suppression dâune panne et la crĂ©ation dâune extension justifient Ă©galement une Ă©tude. Un charpentier qualifiĂ© ou un bureau dâĂ©tudes peut contrĂŽler la structure complĂšte, y compris les assemblages, les appuis et les murs porteurs.
Pour les projets soumis Ă des exigences rĂ©glementaires, dâassurance ou de garantie, conservez les plans et les notes de calcul. Ces documents prĂ©cisent les hypothĂšses retenues et facilitent le suivi des travaux. Ils sont aussi utiles si le projet Ă©volue : remplacer une couverture par un matĂ©riau plus lourd ou ajouter des panneaux solaires peut modifier les charges prĂ©vues. La validation en amont Ă©vite de prendre une dĂ©cision coĂ»teuse sur la base dâun simple tableau.
Au final, la bonne dimension dĂ©pend de lâensemble de la charpente, pas dâune seule mesure. Si câĂ©tait votre maison, le rĂ©flexe le plus sĂ»r serait de relever les donnĂ©es, de vĂ©rifier la qualitĂ© des piĂšces et de faire confirmer les cas qui sortent des configurations simples. La section est un repĂšre essentiel, mais la fiabilitĂ© vient de la cohĂ©rence entre bois, appuis, couverture et pose.
Quelle section choisir pour un chevron de toiture ?
La section dĂ©pend de la portĂ©e, de lâentraxe, de la couverture, des charges climatiques et de la classe du bois. Des sections courantes comme 63 Ă 75 mm ou 75 Ă 100 mm peuvent servir de repĂšres, mais un calcul adaptĂ© reste nĂ©cessaire pour valider un chantier prĂ©cis.
Quel entraxe prévoir entre les chevrons ?
Un entraxe de 40 Ă 60 cm est frĂ©quent dans certaines configurations, mais il doit correspondre Ă la charge, au support et aux prescriptions du fabricant de couverture. Il ne faut pas choisir lâespacement sans vĂ©rifier le dimensionnement global.
La longueur du chevron correspond-elle à sa portée ?
Non. La longueur suit gĂ©nĂ©ralement la pente entre les extrĂ©mitĂ©s de la piĂšce. La portĂ©e correspond Ă la distance entre deux appuis successifs, qui peut ĂȘtre plus courte si une panne intermĂ©diaire soutient le chevron.
Peut-on utiliser des chevrons de toiture pour créer un plancher ?
Pas sans vĂ©rification. Les charges et les exigences de rigiditĂ© dâun plancher sont diffĂ©rentes de celles dâune toiture. Faites contrĂŽler la structure avant dâamĂ©nager des combles ou de crĂ©er une mezzanine.
Quand faut-il faire appel Ă un professionnel ?
Une étude est particuliÚrement recommandée pour les longues portées, les zones de neige ou de vent importantes, les toitures complexes, les changements de couverture et tout aménagement de combles. Le professionnel vérifie aussi les appuis, les assemblages et les murs porteurs.
